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Finance intégrée : Le Canada est prêt et voici pourquoi 

Finance intégrée : Le Canada est prêt et voici pourquoi 

4 minutes de lecture
26 février 2026
Eddie Beqaj

Le terme finance embarquée est souvent utilisé de nos jours. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement pour les entreprises et les consommateurs canadiens? Plus important encore, pourquoi est-ce le moment où le marché canadien de la finance intégrée est sur le point d’exploser?

L’opportunité de marché est énorme

Bien que la recherche avance des projections variées pour la croissance du marché financier canadien, la véritable histoire ne réside pas dans des chiffres en dollars contestés – mais dans le changement fondamental qui s’effectue dans le comportement des consommateurs et l’infrastructure réglementaire. Pour la première fois, trois facteurs critiques s’alignent simultanément : les Canadiens changent activement de banque à des taux sans précédent, le gouvernement impose une infrastructure bancaire ouverte, et les plateformes non financières découvrent qu’elles peuvent monétiser les services financiers sans devenir elles-mêmes des banques

Les Canadiens sont enfin prêts à changer

Pendant des années, la banque canadienne s’est caractérisée par une inertie client remarquable. Environ 57% des Canadiens sondés en 2025 avaient ouvert un nouveau compte bancaire ou un nouveau produit bancaire au cours des 12 mois précédents, 24% ayant migré vers une nouvelle institution financière — le taux de changement le plus élevé en deux décennies de suivi de ces données.

C’est un moment charnière. Les Canadiens n’acceptent plus passivement leurs relations bancaires. Ils cherchent activement de meilleurs tarifs, des frais plus bas et, surtout, des expériences numériques plus faciles qui répondent à leur niveau déjà.

L’infrastructure est en train de se mettre en place

Trois infrastructures essentielles convergent pour rendre le financement intégré viable au Canada :

Banque ouverte : Le gouvernement fédéral a confirmé que la Banque du Canada supervisera la banque ouverte, avec la Phase 1 (accès lire) lancée en 2026 et la Phase 2 (accès en écriture pour les paiements et le changement de compte) qui arrivera d’ici la mi-2027. Cette clarté réglementaire transforme ce qui était autrefois une promesse vague en échéanciers et capacités concrets.

Paiements en temps réel : Le projet canadien Real-Time-Rail passe du concept à la réalité, permettant des expériences de paiement instantanées auxquelles les consommateurs s’attendent d’autres services numériques.

Infrastructure API : Les entreprises qui bâtissent le tissu conjonctif – agrégation de données, vérification d’identité, orchestration des paiements – mûrissent rapidement, rendant plus facile que jamais pour les entreprises non financières d’intégrer des services financiers.

Chez Flinks, nous croyons que construire les rails repose sur une exécution implacable. Cela signifie standardiser l’accès entre les institutions, traduire l’intention réglementaire en API prêtes à la production, et investir dans la fiabilité, la sécurité et la disponibilité que les flux de travail financiers réels exigent. À mesure que la banque ouverte et les paiements en temps réel passent de la politique à la pratique, le vrai travail se fait dans la plomberie, s’assurant que les flux de données sont cohérents, que les permissions sont appliquées et que les intégrations fonctionnent de la même façon dès le premier jour qu’à grande échelle.

La finance intégrée répond aux besoins réels des consommateurs

La beauté de la finance embarquée, c’est qu’elle élimine les frictions au moment exact où les gens ont besoin de services financiers. Au lieu de forcer les consommateurs à quitter leur rythme, remplir des formulaires et naviguer dans une expérience bancaire distincte, la finance embarquée amène le service au point de besoin.

Des détaillants comme Indigo se sont associés à des fintechs telles qu’Affirm et Klarna pour offrir des options de paiement à plusieurs versements. Nous explorons maintenant des services financiers plus larges liés aux récompenses aux consommateurs et aux portefeuilles numériques. Cette évolution, passant d’un simple achat immédiat à un écosystème financier complet est précisément ce que permet la finance intégrée.

Considérez un entrepreneur utilisant un logiciel de gestion de projet. Quand ils approuvent une facture, ils voient une option de financement instantanée directement – pas de candidature, pas de portail séparé, juste un clic. Le logiciel connaît déjà son entreprise, ses flux de trésorerie et ses conditions de paiement. Ce contexte rend le service financier plus pertinent, plus opportun et plus susceptible de convertir.

La pression concurrentielle s’intensifie

Une « part importante » de ceux qui ont changé de banque a quitté les Big Six, ce qui indique que les consommateurs découvrent des alternatives viables. Cela exerce une pression sans précédent sur les banques traditionnelles pour qu’elles innovent ou risquent de perdre des clients au profit de concurrents plus agiles qui rencontrent des gens là où ils passent déjà leur temps.

Le gouvernement fédéral encourage activement cette compétition. Le budget 2025 a annoncé son intention d’interdire les frais de transfert de comptes d’investissement, de collaborer avec les banques pour simplifier le changement de compte chèques primaire et d’accélérer les capacités bancaires axées sur les consommateurs. Ces politiques sont plus que de simples changements bureaucratiques – elles abaissent activement les barrières qui ont maintenu les Canadiens enfermés dans des relations bancaires traditionnelles.

De la disruption à l’intégration

Ce qui est particulièrement intéressant dans l’évolution de la finance intégrée au Canada, c’est qu’elle suit un modèle de collaboration plutôt qu’une pure disruption. La banque en tant que service au Canada est encore naissante mais en évolution, avec certaines fintechs offrant une infrastructure financière en marque blanche. 

Ce n’est pas de la fintech contre les banques – c’est de la fintech plus les banques, créant de nouveaux canaux de distribution et de nouvelles expériences client qu’aucune des deux ne pourrait construire seule. Les plateformes gagnantes seront celles qui orchestreront ces partenariats de manière fluide, reliant données, conformité et expérience utilisateur dans des flux qui semblent invisibles pour l’utilisateur final.

Le chemin à suivre

Le marché canadien de la finance embarquée n’est pas prêt à cause d’une technologie ou d’une réglementation unique. C’est prêt parce que plusieurs forces s’alignent simultanément :

  • La volonté des consommateurs de changer de poste est à un niveau record
  • Les cadres réglementaires passent de l’aspiration à la mise en œuvre
  • La couche d’infrastructure — API, connectivité des données, rails de paiement — mûrit
  • Les plateformes non financières reconnaissent les revenus et les possibilités de rétention
  • Les banques traditionnelles sont de plus en plus ouvertes aux modèles de partenariat

L’opportunité à venir ne consiste pas à remplacer les banques. Il s’agit d’intégrer les services financiers de façon si fluide dans les plateformes où les Canadiens vivent et travaillent déjà que les services bancaires deviennent invisibles – accessibles exactement au besoin, sans les frictions qui ont défini les services financiers pendant des décennies.

Pour les entreprises qui suivent ce domaine, la question n’est pas de savoir si la finance embarquée transformera le marché canadien. C’est si vous construirez les rails qui l’alimentent, intégrerez des services dans votre plateforme, ou regarderez depuis la touche les autres en capturer la valeur.

Le marché canadien est prêt. La question est de savoir si l’infrastructure sera construite avec le même soin que l’opportunité qu’elle offre.

La finance embarquée ne fonctionne que lorsque les rails sont invisibles — lorsque les données circulent de façon cohérente, que les permissions évoluent de façon fiable et que les intégrations ne se brisent pas dans des conditions réelles. Ce n’est pas une étape réglementaire ni un lancement de produit. C’est l’exécution implacable de la plomberie qui rend tout le reste possible.

Eddie Beqaj

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